Vivre avec les écrans : accompagner nos enfants dans un monde hyperconnecté

enfant interactions écran

Les écrans occupent une place grandissante dans notre quotidien. Téléphones, tablettes, télévision, ordinateurs… ils rythment nos journées autant que celles des enfants. Plutôt que de considérer le numérique comme un ennemi, il est essentiel d’apprendre à vivre avec les écrans, de manière équilibrée et guidée.
Chez KidsCare, nous accompagnons chaque jour les familles dans leurs questionnements. Notre pédagogie met l’accent sur le développement global de l’enfant, l’attention portée aux besoins fondamentaux et une relation de confiance entre parents, enfants et professionnels. Les écrans font aujourd’hui partie de ces réalités à apprivoiser collectivement.
 

Pourquoi les écrans attirent-ils autant les enfants ?

Dès le plus jeune âge, les enfants sont fascinés par les couleurs, les mouvements rapides, les sons et les interactions proposées par les écrans. Ces outils répondent souvent à des besoins profonds:

  • Se détendre après une journée riche en émotions
  • Explorer des contenus nouveaux
  • Imitation des adultes, très présents eux-mêmes sur leurs appareils
  • Compenser un manque, une fatigue ou une frustration 

Ce n’est donc pas l’écran qui pose problème, mais la place qu’il prend dans la vie familiale et ce qu’il peut venir remplacer : un moment de lien, de jeu, de mouvement, d’interaction.

 

enfant qui regarde la télé

 

Les besoins fondamentaux de l’enfant : un repère pour ajuster les écrans

Pour accompagner correctement nos enfants, il est essentiel de revenir à leurs besoins essentiels — physiologiques, affectifs et sociaux.


1. Bouger, manger, dormir
Les écrans peuvent perturber :
•    la qualité du sommeil (lumière bleue, surexcitation)
•    la perception du moment du repas
•    l’activité motrice essentielle au développement
Des rituels réguliers et des moments sans écrans (matin, repas, avant le coucher) permettent de préserver ces besoins vitaux.


2. Être en lien
Les interactions humaines — regards, jeu partagé, conversation, gestes — sont la base du développement affectif et du langage.
Certains usages des écrans peuvent créer de la technoférence : l’adulte est présent physiquement, mais occupé mentalement par son téléphone. L’enfant peut alors ressentir un manque de disponibilité affective.


3. Explorer, manipuler, se sentir compétent
Rien ne remplace les expériences sensorielles, la manipulation d’objets réels, les histoires racontées, les jeux symboliques ou les explorations spontanées.
Les écrans peuvent être un complément, mais ne doivent pas devenir un substitut face à l’ennui, aux émotions difficiles ou aux frustrations du quotidien.
 

Écrans et développement : que dit réellement la recherche ?

La littérature scientifique distingue deux notions souvent confondues :
•    Corrélation (deux phénomènes liés)
•    Causalité (l’un provoque l’autre)
La majorité des études montrent des corrélations entre usage excessif des écrans et difficultés (attention, sommeil, langage…), mais ne prouvent pas que les écrans en sont la cause directe.


Trois facteurs modèrent l’impact des écrans :
1.    La qualité du contenu
2.    La posture des adultes (co-visionnage, dialogue, règles claires)
3.    Ce que l’écran remplace dans l’expérience réelle de l’enfant
Il s’agit donc d’une question d’équilibre et de contexte, plus que d’interdiction ou de peur.
 

Comment accompagner concrètement les enfants ?

1. Instaurer des moments sans écrans
Des repères simples et réguliers aident les enfants à se structurer :
•    Au réveil : privilégier un moment calme, un câlin, une histoire courte
•    Pendant les repas : pour favoriser la conversation et l’autonomie
•    Avant le coucher : créer une bulle apaisée sans stimulation lumineuse
Ces rituels renforcent la relation et facilitent l’endormissement.
 
2. Accompagner plutôt qu’interdire
Le rôle des parents n’est pas d’éliminer les écrans, mais de guider l’enfant :
•    Proposer des contenus adaptés à son âge
•    Regarder ensemble, commenter, poser des questions
•    Parler des émotions ou des sujets abordés
•    Fixer des règles simples, cohérentes et discutées
Chaque règle posée est une brique dans la construction d’une relation de confiance durable.
 
3. Adapter son propre usage
Les enfants apprennent par mimétisme. Ils observent comment nous utilisons nos téléphones :
•    Pendant les repas ?
•    En jouant avec eux ?
•    En marchant dans la rue ?
En ajustant nos propres pratiques, nous donnons à l’enfant des repères précieux et cohérents.
 
4. Valoriser les alternatives
L’enfant a besoin de jeux libres, d’exploration, d’imaginaire, de mouvement.
Proposer :
•    Livres et histoires ( Retrouve nos conseils pratiques pour la lecture ici )
•    Jeux symboliques
•    Activités créatives
•    Temps en plein air
•    Moments d’ennui constructif
Ces activités nourrissent la sécurité affective, la créativité et la capacité à s’autoréguler.


Conseils pratiques pour un quotidien serein

•    Configurer les appareils : mode avion le soir, désactivation des notifications, filtres adaptés
•    Privilégier les contenus calmes et éducatifs
•    Éviter l’usage pour gérer les crises ou combler le silence
•    Préparer la transition avant d’éteindre : « Encore 2 minutes et on arrête »
•    Valoriser les compétences gagnées en dehors des écrans


Ressources utiles pour les familles

Pour aller plus loin, plusieurs organisations proposent des conseils fiables :
•    Action Innocence Suisse
•    UNICEF – Enfance & numérique
•    Jeunes et médias (Confédération suisse)
•    OFAS – Protection des mineurs (films & jeux vidéo) - Informations officielles sur les classifications d’âge et les recommandations


Vivre avec les écrans : une démarche commune

À KidsCare, notre priorité est d’accompagner les familles avec bienveillance, sans jugement. Les écrans ne sont ni “bons” ni “mauvais” : ils doivent simplement s’inscrire dans une relation équilibrée, où l’enfant peut grandir, explorer, rêver, et développer toutes ses compétences.
En travaillant ensemble — parents, enfants, professionnels — nous pouvons offrir un environnement où le numérique trouve sa place, sans prendre toute la place.